<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<!-- RSS generated by GuppY v4.6.4 on 10/07/2008 - 07:47 -->
<rss version="2.0">
 <channel>
   <title>Bloc Note, l'annuaire des m&#233;tiers du livre - 52 rubriques</title>
   <link>http://www.bloc-note.com/</link>
   <description>Portail des m&#233;tiers du livre et des manifestations litt&#233;raires. Concours de texte libre, Forum, Blog, Google livres, r&#233;f&#233;rencement gratuit, auteurs, &#233;diteurs, libraires, Flux RSS,</description>
   <language>fr</language>
   <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
   <generator>GuppY v4.6.4</generator>
   <managingEditor>webmaster@bloc-note.com (Don_Quichotte)</managingEditor>
   <webMaster>webmaster@bloc-note.com (Don_Quichotte)</webMaster>
   <item>
     <title>LES MOTS APRES LES AUTRES - par LEROY le 09/05/2008 - 18:22</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=2783</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=2783</guid>
     <description>Les mots glissaient sur le papier glac&#233;D'autres dans les airs se pr&#233;lassaientAttendant que les enfants les d&#233;vorentComme les friandises qu'ils adorentLa ma&#238;tresse au tableau &#233;crivaitCertains suivaient, d'autres r&#234;vaientSa voix monotone dictaitLes mots apr&#232;s les autres et chantaitDans le silence de la classeElle allait et venait avec gr&#226;ceRegardant ce que chacun griffonneEn attendant que la cloche sonneIl fallait les tenir ces enfantsPour qu'ils puissent devenir grandsLes mots glissaient sur le tableauD'autres restaient bien au chaudAttendant que les enfants les d&#233;vorentComme les friandises qu'ils adorent.Elisabeth LEROYRetrouvez d'autres po&#232;mes personnels sur mes siteshttp://boulevarddesresistants.hautetfort.comhttp://depoesiesenpoesies.hautetfort.com</description>
   </item>
   <item>
     <title>La bougie &#224; sainte Rita - par HervouetdesForges le 15/03/2008 - 13:44</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1869</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1869</guid>
     <description>On repr&#233;sente souvent No&#235;l avec cierges et bougies illuminant une nuit noire et enneig&#233;e. Ces douces lumi&#232;res symbolisent la plus belle des f&#234;tes, elles nous aident &#224; passer le solstice d’hiver par leur pr&#233;sence qui rassure et donne de la ferveur &#224; la pri&#232;re. Mais Satan veille et pose partout ses chausse-trapes&#160;: ces lumi&#232;res inspir&#233;es attisent la beaut&#233;, qui n’est pas l’apanage du ciel. Elles exaltent le teint des belles auxquelles elles donnent, &#224; l’&#233;glise, des clart&#233;s &#233;voquant les saintes martyres, puis les font briller au r&#233;veillon d’un &#233;clat qui jette le d&#233;sordre chez la gent masculine.Pour ma part, ni ange ni b&#234;te, j’ai parmi divers souvenirs celui d’une bougie allum&#233;e pour prier sainte Rita &#224; un moment o&#249; tout allait mal. J’avais choisi avec soin une grosse bougie rose, couleur choisie &#224; l’intuition – Rita, diminutif de Margarita, la perle, aurait d&#251; m’aiguiller vers le blanc ou le gris clair – et je l’avais pos&#233;e sur une soucoupe. J’&#233;tais concentr&#233;e sur ma demande lorsque je vis soudain la bougie se r&#233;pandre, l’un de ses flancs se crevant, et remplir brusquement la soucoupe qui d&#233;borda aussit&#244;t. Sainte Rita refusait-elle de m’&#233;couter plus longtemps ? Ou manifestait-elle sa compassion &#224; l’expos&#233; de mes probl&#232;mes ? Mais ils n’avaient s&#251;rement rien &#224; voir avec ceux qui l’avaient propuls&#233;e vers la saintet&#233;… Pour l’heure, mon salut se trouvait dans la course vers l’&#233;vier de la cuisine, le liquide &#233;pais m’encaustiquant la main avec une br&#251;lure cuisante. Le tour impr&#233;vu que prenait mon affaire me fit oublier la pr&#233;sence d’un petit tapis, dans lequel je me pris les pieds. Je me rattrapai de justesse au rebord en inox et la bougie atterrit dans l’&#233;vier, d&#233;gorgeant follement avant de lib&#233;rer une fum&#233;e grise sous le jet d’eau et une odeur chaude un peu &#233;coeurante. Ma ferveur &#233;tait douch&#233;e mais j’&#233;clatai de rire. Pas longtemps, car mon &#233;vier se r&#233;v&#233;la herm&#233;tiquement bouch&#233; par la st&#233;arine fig&#233;e. Il me fallut appeler un plombier, auquel je donnai le moins d’explications possible, malgr&#233; sa perplexit&#233; – c’&#233;tait la premi&#232;re fois qu’il rencontrait pareil cas. Je crois qu’il fut aussi surpris que moi, ayant d&#233;mont&#233; le siphon, d’y d&#233;couvrir… une nouvelle bougie, sans m&#232;che, d’un diam&#232;tre plus petit, marqu&#233;e de cercles concentriques en creux et en relief et tout h&#233;riss&#233;e de concr&#233;tions. Elle &#233;voquait &#224; la fois le ressort qui fait surgir le diable hors de la bo&#238;te et les stalagmites informes pouss&#233;es dans l’obscurit&#233; des cavernes. De longues coulures, tel un visage tortur&#233;, d&#233;vast&#233; par les larmes, innommable, rappelaient les lumignons ayant enfoui leur chandelier sous des s&#233;cr&#233;tions grasses, et qui projettent des lueurs moribondes sur des grimoires infernaux. Une bougie d’horrible facture, &#233;voquant les messes noires plus que l’office divin.&#212; sainte Rita&#160;! Que vouliez-vous me faire comprendre&#160;?... Que beaut&#233; c&#233;leste et beaut&#233; du diable se lisent sur le m&#234;me visage, que d&#233;mon et d&#233;vot se font de l’œil, qu’amour et haine sont les deux p&#244;les d’une m&#234;me exigence&#160;? Et que la r&#233;alit&#233; n’est ni rose ni noire… A moi qui vous avais demand&#233; un service cl&#233; en main, vous m’avez envoy&#233; un plombier bien &#233;quip&#233;, ainsi qu’un r&#233;bus m&#233;taphysique&#160;! Merci, sainte Rita, pour cette le&#231;on pleine d’humour.&#169; Catherine Hervo&#252;et des Forges, d&#233;cembre 2007</description>
   </item>
   <item>
     <title>Le Matin - par framboisebleue le 10/03/2008 - 23:08</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1768</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1768</guid>
     <description>Des choses incompr&#233;hensibles Tournoient dans ma t&#234;te,Je deviens la cibleDe ma propre temp&#234;te.Un corps d&#233;sagr&#233;ableMe susurre ne m'inspire,Je sombre dans le troubleDe mon triste d&#233;lire.Des chiffres statistiquesRemplissent des carnets,Les mots sont &#233;lastiquesEt p&#233;trissent mes id&#233;es,Je ne peux compterSur les doigts d'une mainCombien d'heures apr&#232;sArrivera le matin.</description>
   </item>
   <item>
     <title>Ma vieille Villa Picta - par chardon le 25/02/2008 - 20:28</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1132</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1132</guid>
     <description>C&#233;sar te nomma vieille villa Picta,3 lys et 1 clou d’argent le Dyonisien te dicta,2 socs solides te piqu&#232;rent et fauch&#232;rent ton bl&#233;,Une triple tour scella et prot&#233;gea ta cit&#233;,Village d&#233;frich&#233;, plate r&#233;gion au domaine rural,Tu fus grenier de Paris et port&#233; &#224; dos de cheval.Et, pass&#233;s les barbares, le sillage en fricheLa force de tes hommes te firent labour riche,Lorsque t’atteignit la chenille de fer,Tu vis poindre le service des oiseaux de fer,Aussit&#244;t, chemins et ruelles scintill&#232;rent du p&#233;trole,Puis, la moderne f&#233;e &#233;lectricit&#233; joua son beau r&#244;le ;Jadis, obus et mortiers t’ab&#238;m&#232;rent dans ta chair,Mais, tel un vaillant Phoenix, revoil&#224; ton jour clair ; Et, d&#233;j&#224;, voici ton parc qui t ‘expose au monde,T’explosant en te rangeant dans la 3&#232;me onde, ;Tu te transformes &#224; fond, h&#233;lant b&#226;tisseurs et lotisseursQui sortent de terre maisons et cit&#233;s fait &#224; cœur.Piqu&#233;e de ge&#244;liers en ton champs,Dans l’espoir que de m&#233;chants sont les chants,Villepinte, vaste plaine ventil&#233;e du bon vivre,Tu casses ta coquille et &#233;tends tes bras, ivre,Tu comm&#233;mores, en pens&#233;esLes &#233;v&#232;nements te liant au pass&#233;,Villepinte, vaste plaine ventil&#233;e du bon vivre,Casses ta coquille et &#233;tends les bras, ivreTon accueil d&#233;volu &#224; chaque arrivant,T’es rendu par allants et venants.Va, laborieuse Villa Picta !</description>
   </item>
   <item>
     <title>Parsec1 - par chardon le 25/02/2008 - 20:20</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1131</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1131</guid>
     <description>PARSEC 1 : REPONDEZ ! - 1J’ai douze ans aujourd’hui ; mais quand je cause, on m’en donne davantage. Je n’ai pas vraiment eu de petite enfance ; ou plut&#244;t elle est pass&#233;e si vite ; et elle fut si d&#233;cousue ;Je d&#233;vore des livres et les films, lorsque ce ne sont que des monstres qui en sortent, ou bien des mondes et des pays imaginaires… Je m’ennuie et je d&#233;vore la vie rapidement ; je suis d’une impatience maladive ;Je voudrais que tout aille vite pour je que sois vraiment grande vite ; pour ne plus :- faire semblant de tout conna&#238;tre pour me faire remarquer ;- faire semblant d’&#234;tre &#171; savante &#187; sans me faire passer un savon &#224; tout moment ;- couper la conversation des grandes personnes et me faire rabrouer en m&#234;me temps ;- me faire dessus en temps de grand stress ;- me m&#234;ler de ce qui ne me regarde pas ;- fouiner dans les affaires des autres ;- me goinfrer, m&#234;me apr&#232;s les repas ; et surtout entre les repas ;J’en veux &#224; la terre enti&#232;re, et je lui en veux d’&#234;tre enti&#232;re, alors que moi je me sens &#234;tre un petit morceau ;J’ai le verbe haut, la voix haute ; mon p&#232;re qui m’&#233;l&#232;ve tout seul a m&#234;me tent&#233; de me faire soigner pour &#231;a, apr&#232;s que l’on m’ait chass&#233;e d’une chorale.J’insupporte les autres, mais mon p&#232;re m’admire ; je lui fais de gros c&#226;lins lorsque l’on me reprend d’avoir &#233;t&#233; &#171; mal &#233;lev&#233;e &#187; ; Je ne sais pas ce que c’est : je n’ai jamais honte, l’on me gronde mais l’instant d’apr&#232;s, je repars de plus belle sur la m&#234;me b&#234;tise ;Par contre, un autre sentiment m’anime souvent, car je me sens rebelle : la rage.La rage contre les autres ; pourquoi ne me laissent-ils pas vivre simplement ? Comme ces arbres qui poussent et dont les branches et les racines se frayent un chemin comme ils veulent ?Ce n’est pas de ma faute si maman est morte quand j’&#233;tais petite !…D’ailleurs pourquoi elle s’est tu&#233;e ? Pourquoi elle ne m’a pas emmen&#233; avec elle ? Peut-&#234;tre qu’elle ne me reprocherait rien, elle ? Elle supporterait toutes mes frasques et mon PARSEC 1 : REPONDEZ ! - 2insociabilit&#233; ; elle me ferait des c&#226;lins toute la journ&#233;e, me coudrait mes habits et meles laverait lorsqu’ils sont sales ; m’emm&#232;nerait chez le coiffeur pour une jolie coupe &#224; la mode, enfin m’apprendrait &#224; &#234;tre propre et coquette…Au lieu de cela, je suis souvent sale et je m’en fiche, mes pi&#232;ces de monnaie, mes billes et mes bonbons traversent mes poches trou&#233;es pour se retrouver &#224; mes pieds dans la doublure de mes pantalons ;Je porte les cheveux longs et mal entretenus, parce papa trouve &#231;a beau ; j’&#233;gare souvent mes v&#234;tements chauds, aussi papa est plus souvent &#224; la pharmacie ou chez le docteur &#224; cause de moi…Et pour couronner le tout , il m’a emmen&#233;e au cimeti&#232;re : sur la tombe de maman j’ai vraiment pris un coup de vieux, comme le jour o&#249; je pleurais et que l’ un de ses amis &#171; shout&#233; &#187; m’avait lanc&#233; une t&#233;l&#233;commande m&#233;tallique &#224; la t&#234;te !Vraiment, comment voulez vos que je sois une jeune petite fille normale, lorsque je n’ai pas eu d’enfance ; lorsque mon papa est un artiste (avant, il &#233;tait militaire et il en a eu mare d’&#234;tre constamment command&#233;) et qu’on n’arr&#234;te pas de vendre nos affaires et de d&#233;m&#233;nager…Lorsque papa m’a r&#233;cup&#233;r&#233;e, on habitait en banlieue ; j’avais des copains et des copines, j’&#233;tais encore un peu plus insouciante ;Papa m’a trouv&#233; une jeune nounou qui s’occupait de moi…Mais un jour, il l’a trouv&#233; jolie, alors, elle est all&#233;e de ses bras &#224; son lit…Du coup, tout le monde la prenait pour ma m&#232;re, sauf moi ! Et puis, elle en a eu mare de me r&#233;p&#233;ter :- Fais ceci comme ci …- Fais cela comme &#231;a…- Ne fais pas &#231;a ;- Ne parle pas si fort…- Ne dis pas &#231;a…- Attends qu’on te laisse la parole…- Range ta chambre…- Arr&#234;te ta console, tu as jou&#233; suffisamment…PARSEC 1 : REPONDEZ ! - 3- Arr&#234;te de grignoter, le repas est pr&#234;t…- Enl&#232;ve tes coudes de la table…- M&#226;che tes aliments, tu vas t’&#233;touffer…- Ne mets pas tes doigts dans le plat…- Depuis combien de jours ne t’es tu pas lav&#233;e ?…Et souvent :- Tu nous saoules !Alors un jour elle est partie, pr&#233;textant des &#233;tudes int&#233;ressantes et compliqu&#233;es &#224; finir, dans un autre pays, bien loin de nous pour s’installer et ne plus revenir…Maintenant, on habite la province, une maison trop grande pour nous deux, avec un chat qui n’arr&#234;te pas de d&#233;vorer les hamsters des voisins (papa est oblig&#233;, &#224; chaque fois de racheter de nouveaux hamsters)…Parfois, pour souffler et se d&#233;tacher un peu de moi, ...</description>
   </item>
   <item>
     <title>Wisdom 'ou le r&#232;gne des enfants sur la Terre) - par manseribensalem le 25/02/2008 - 13:29</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1116</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=1116</guid>
     <description>L’&#233;v&#232;nement qui s’est produit dans ce texte n’est pas tr&#232;s loin d’un sc&#233;nario qui chaque jour se fait de plus en plus probable&#160;; un vieux Monsieur , habitu&#233; &#224; se r&#233;fugier dans les m&#233;ditations, a eu une vision&#160;: celle d’un cataclysme qui allait d&#233;truire la terre enti&#232;re&#160;; une catastrophe visionn&#233;e en direct, sous ses yeux, de laquelle il sera le seul survivant&#160;; cette alternative le saisit d’effroi dans sa r&#234;verie, tant l’option de la solitude absolue, dans une plan&#232;te d&#233;vast&#233;e et d&#233;peupl&#233;e, lui parut, comme &#224; n’importe quel individu &#224; sa place, cauchemardesque, terrifiante&#160;; une voix survenue d’on ne sait o&#249;, lui dicta ce message&#160;: -&#160;Je suis le gardien de la Terre&#160;; je vois que les Hommes ont tourn&#233; &#224; leur d&#233;savantage les promesses de la vie; aussi, leurs stratag&#232;mes vont les conduire &#224; la fin de toute existence sur cette terre&#160;; tu seras le seul survivant&#160;; fais ton choix&#160;: vire en roi solitaire dans la seule partie de la terre qui sera sauvegard&#233;e pour toi, ou bien continuer &#224; vivre&#160; dans un monde &#224; la d&#233;rive -pourquoi moi&#160;? -&#160;ton &#226;ge, et ta sagesse -&#160;et si je choisis la premi&#232;re voie&#160;? -&#160;alors tu subiras le m&#234;me sort que tous les autres -&#160;n’y a-t-il pas moyen d’une autre solution&#160;? A ce moment le vieux Monsieur se r&#233;veilla, effray&#233;, puis soulag&#233; que ce ne fut qu’une vue de l’esprit, ou plut&#244;t un cauchemar.Celui-ci malheureusement se manifesta apr&#232;s qu’il se fut endormi, non sans peine&#160;; la m&#234;me voix s’exprima, pour lui &#233;noncer des paroles cette fois-ci plus conciliantes&#160;: -&#160;tu peux sauver la terre -&#160;comment&#160;? -&#160;utilise les technologies modernes pour faire appel aux enfants du monde entier&#160;; ils devront r&#233;ussir dans leur d&#233;marche d’unifier les Hommes, en transmettant ce message&#160;: &amp;quot; habitants de la plan&#232;te terre, notre vie est en danger, si nous ne r&#233;agissons pas tout de suite, nous serons comptables de graves pr&#233;judices, ce dont les g&#233;n&#233;rations futures nous rendront bl&#226;mables…..’’ &#160;Quel &#233;tait ce danger qui rongeait la terre&#160;? Ou plut&#244;t quels dangers&#160;? La course aux armements, l’atteinte au climat, les essais nucl&#233;aires, les agressions et les guerres, les divisions &#233;conomiques, l’esclavage des enfants… c’est une r&#233;alit&#233; qui marqua tellement l’esprit du vieux Monsieur, que nous allons nommer Wisdom, qu’elle prit forme sous l’aspect d’un avertissement, dans son sommeil contrari&#233; par l’angoisse. Il ne faut pas &#234;tre Einstein pour d&#233;duire qu’une telle d&#233;rive des actions humaines pouvait entra&#238;ner une catastrophe mondiale, sans distinction de puissance. Alors Wisdom se mit &#224; r&#233;fl&#233;chir, dans la r&#233;alit&#233;, &#224; la concr&#233;tisation de ce projet d’avertissement aux adultes, et de sensibilisation des enfants de toutes les races et nationalit&#233;s confondues. Il en parla &#224; son fils&#160;; celui-ci proposa de cr&#233;er un site Internet&#160;: - nous pouvons lancer un appel aux enfants du monde entier pour les int&#233;resser &#224; ton projet&#160;Ils r&#233;fl&#233;chirent ensemble &#224; la conception du site&#160;; ils commenc&#232;rent d’abord par y inscrire des textes sur les probl&#232;mes du monde, sur les dangers encourus par le syst&#232;me &#233;cologique, sur les souffrances des peuples en guerre, et des images-choc de peuples en mis&#232;re et d’enfants en d&#233;tresse, ainsi que la d&#233;forestation et les dommages caus&#233;s &#224; la terre nourrici&#232;re&#160;; ils appel&#232;rent au dialogue &#224; travers un forum, et des articles r&#233;dig&#233;s par des enfants&#160;: -&#160;que pensez-vous des atteintes &#224; la Nature&#160;? -&#160;quels sont selon vous les moyens d’instaurer la paix&#160;? Certaines des interventions furent &#233;tonnantes par leur perspicacit&#233;&#160;; telle celle de cet enfant de treize ans&#160;: -&#160;Je sens que la Terre va un jour se consumer sous le poids des guerres et des incendies&#160;; je crois qu’il est temps que les Hommes fassent preuve de bon sens en rectifiant leur conception de la puissance -&#160;Chaque enfant utilisa sa meilleure verve pour agr&#233;menter son engagement &#224; la cause&#160;; mais cette derni&#232;re r&#233;suma toutes les autres&#160;; Wisdom trouva &#233;tonnantes leurs appr&#233;ciations des choses, il en saisit l’occasion pour lancer son appel&#160;: -&#160;Jeuness</description>
   </item>
   <item>
     <title>la vieille maison ancestrale - perle d'Orient - par manseribensalem le 19/02/2008 - 17:01</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=875</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=875</guid>
     <description>Nouvelle&#160;La vieille demeure ancestrale Perle d’Orient&#160;En &#233;crivant son texte, porte-parole imaginaire d’une ambition utopique, Ismail ne se doutait pas de l’int&#233;r&#234;t qu’il allait susciter aupr&#232;s de la famille et m&#234;me du public. Il avait l’intention au d&#233;part d’en faire une publication restreinte, pour le compte des parents proches d’Alger et de Maghnia. Dans son for int&#233;rieur, il esp&#233;rait une prise de conscience r&#233;active, qui se combinait avec une perception lucide de la difficult&#233;, pour ne pas dire l’impossibilit&#233; de la chose – la restauration de la vieille maison, construite par son arri&#232;re grand-p&#232;re Aziz. Et bien son affabulation prit du corps dans l’esprit des lecteurs&#160;;&#160;&#231;a les a remu&#233;, &#233;mu, donn&#233; l’envie d’un retour aux choses oubli&#233;es. Il re&#231;ut plusieurs &#233;chos des membres de la famille&#160;; beaucoup d’entre eux ont propos&#233; m&#234;me une modeste contribution, pour essayer de restaurer la maison familiale&#160;; elle &#233;tait autrefois le refuge de toute une famille, elle a ouvert ses bras aux cavaliers fatigu&#233;s de bourlinguer &#224; travers les p&#226;turages et les boues, elle a vu na&#238;tre une g&#233;n&#233;ration enti&#232;re de b&#233;b&#233;s descendants de la tribu&#160;m&#232;re. Touch&#233; par tant de sollicitude, Isma&#239;l r&#233;pondit &#224; tous par le m&#234;me email&#160;:-&#160;je suis tr&#232;s touch&#233; par votre r&#233;action &#224; mon appel&#160;; j’ai effectivement pens&#233; que la vieille demeure familiale repr&#233;sentait le patrimoine de nous tous, et qu’&#224; cet &#233;gard nous avions le devoir de ne pas l’abandonner&#160;; actuellement, elle tombe en ruines, et si rien n’est fait pour redresser la situation, bient&#244;t elle ne sera que d&#233;combres&#160;; une restauration totale demanderait &#233;norm&#233;ment de frais&#160;; aussi je sugg&#232;re que nous r&#233;fl&#233;chissions tous ensemble &#224; une solution ad&#233;quate…&#160;Commen&#231;a alors un &#233;change de propositions, d’avis, de commentaires - parfois pu&#233;rils, parfois amusants, mais tous avaient un accent sinc&#232;re. Il y en avait, qui &#233;taient pertinentes. Finalement la plus sens&#233;e l’emporta, qui fut celle d’une rencontre familiale, dans la vieille demeure, pour une &#233;valuation des r&#233;parations &#224; faire. Ismail savait qu’il fallait r&#233;agir tout de suite, avant que les &#233;lans ne se brisent&#160;; il prit sur lui-m&#234;me d’organiser un rendez-vous ferme, conciliant, et de se d&#233;placer le premier sur les lieux ancestraux. Les retrouvailles furent &#233;mouvantes, malgr&#233; quelques d&#233;fections&#160;; cela faisait des ann&#233;es que ces descendants d’une m&#234;me lign&#233;e ne s’&#233;taient revus, parfois ils ne se connaissaient m&#234;me pas&#160;; trois d’entre eux se sont d&#233;plac&#233;s de l’Etranger, c’est dire que la fibre familiale les a chatouill&#233;s. Quand les colons fran&#231;ais s’appropri&#232;rent l’Alg&#233;rie, en 1830, les ascendants d’Ismail, grands seigneurs des grandes tentes, poss&#233;daient un immense domaine&#160;; selon la tradition, reprise par Ch. Robert Ageron dans &#171;&#160;les Alg&#233;riens musulmans et la France&#160;&#187; les populations locales disaient encore au d&#233;but du XX&#176; si&#232;cle&#160;: ‘’Le ciel appartient &#224; Dieu et la terre au Bachagha Aziz’’. Suite &#224; la spoliation par les colons d’une grande partie de leurs terres, les d&#233;placements rituels devenaient impossibles, les moyens de ressources plus rares&#160;; alors l’Arri&#232;re grand-p&#232;re Aziz d&#233;cida de construire sa propre maison, pour lui et ses enfants. Ils y v&#233;curent pendant plusieurs g&#233;n&#233;rations, jusqu’&#224; l’ind&#233;pendance de l’Alg&#233;rie, p&#233;riode &#224; partir de laquelle les occupants ont commenc&#233; &#224; vider les lieux, pour aller s’installer en milieu urbain&#160;; les grands parents paternels de Ismail y demeur&#232;rent jusqu’&#224; leur mort. Puis son p&#232;re et sa m&#232;re s’y d&#233;pla&#231;aient en vill&#233;giature deux fois par an, pour des p&#233;riodes de trois mois environ, selon la saison. Ils ont commenc&#233; &#224; am&#233;nager une partie de la maison lorsque sa maman tomba malade, d’une infirmit&#233; visuelle qui n’autorisait plus aux d&#233;placements. A partir de l&#224;, la maison fut compl&#232;tement abandonn&#233;e&#160;; c’est pourquoi Ismail lan&#231;a un appel &#224; ses proches. Aussi &#233;tait-il heureux de se retrouver avec eux dans ces lieux hautement symboliques d’un pass&#233; qui leur &#233;tait commun. Ils ne se rassasi&#232;rent pas d’ailleurs des r&#233;miniscences, et du rappel des anciens dont il ne subsistait presque plus rien, sauf les souvenirs, &#233;voqu&#233;s avec beaucoup de nostalgie et de regret.&#160; Ils en discut&#232;rent beaucoup, &#224; l’ombre des arcades, autour d’un th&#233; &#224; la menthe&#160;; puis ils abord&#232;rent le sujet crucial&#160;; la visite qu’ils effectu&#232;rent annon&#231;a le verdict&#160;: une partie importante de la premi&#232;re maison – car il y avait aussi la maison d’h&#244;tes, &#233;tait en d&#233;gradation avanc&#233;e&#160;; il fallait consentir &#224; des sacrifices en temps et en argent&#160;; la priorit&#233; &#233;tait, selon un consensus g&#233;n&#233;ral, de nettoyer, d&#233;sinfecter, et r&#233;nover les parties habitables, afin de garantir l’h&#233;bergement sur place des personnes charg&#233;es &#224; tour de r&#244;le de diriger les travaux de r&#233;fection. La main d’œuvre ne manqua pas pour cette premi&#232;re alternative...</description>
   </item>
   <item>
     <title>Ma grand-m&#232;re et les dahlias - par lauravanelcoytte le 15/01/2008 - 18:58</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=172</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=172</guid>
     <description>Ce matin, alors que j'allais rentrer au march&#233;, le fleuriste m'a montr&#233; ses jolis dahlias sachant que quand il en avait je lui en prenais.M&#234;me si je n'avais pas l'intention de prendre des fleurs, je lui ai dit que je repasserais apr&#232;s mes courses dans le march&#233;.Et c'est que j'ai fait et je me suis retrouv&#233; avec un &#233;norme bouquet non seulement de dahlias roses, rouges et blancs mais aussi des petites fleurs mauves dont je ne connais pas le nom, des tournesols (parce que j'adore l'id&#233;e de ces fleurs qui se tournent vers le soleil) et des roses rouges.Je signale aux fran&#231;ais qui sont je crois, majoritaires &#224; venir me lire :- qu'il y a peu de fleuristes- boutiques&#160;tels qu'on a en France. Le plus souvent, ils sont comme le mien, en plein air(climat oblige), &#224; l'entr&#233;e des march&#233;s souvent.Ni le fleuriste, ni l'&#233;tal ne paient de mine.Il y a m&#234;me des jours o&#249; les fleurs font piti&#233; car les fleurs ont souvent&#160;fait une longue route&#160;jusque l&#224; et qu'elles ont chaud.- qu'il trouverait le prix de cet &#233;norme bouquet ridiculement bas malgr&#233; l'aspect peu engageant du fleuriste et de son &#233;tal. Mais je l'aime beaucoup ce fleuriste...&#160; car m&#234;me s'il ne comprend pas toujours ce que je lui ai dit, il sait que j'adore les dahlias..... entre autres choses.Et j'aime ses bouquets&#160; car s'ils ne sont pas joliment emball&#233;s (juste un film transparent) et ficel&#233;s (quelquefois une simple ficelle), ils sont diversifi&#233;s, color&#233;s, abondants. Beaux.Ce fleuriste et ses bouquets font partie de ces choses qui me font aimer le Maroc.Je regarde&#160;les quatre (2 grands et 2 petits, 2 dans le salon, 1 dans mon bureau et 1 dans l'entr&#233;e) bouquets que j'ai constitu&#233;s hier (cf. mon texte en prose d'hier) avec l'&#233;norme bouquet de dahlias, de roses, de tournesols, de rose rouges et de petites fleurs violettes (dont je ne connais toujours pas le nom) que j'ai ramen&#233; du march&#233;.Apr&#232;s avoir plac&#233; les bouquets dans la maison, j'ai voulu les prendre en photo; l'appareil n'a voulu marcher que ce matin.L'un des vases est marocain.Ce matin, mon gentil fleuriste arrangeait les dahlias et autres fleurs de son &#233;tal.J'admire cette volont&#233; de faire&#160;le mieux possibles&#160;avec de pauvres moyens, de vous faire plaisir, vous le client roi(c'est si rare en France cet &#233;tat d'esprit).C'est le sens du commerce bien s&#251;r mais aussi une gentillesse et un accueil qui est r&#233;el que vous preniez une tomate ou un panier complet.Mon mari m'a fait remarquer qu'il ne lierait pas ce texte mais il a retenu que j'aimais les dahlias et il a vu mon sourire... Avec peu de mots, l'&#233;change est r&#233;el.Il va falloir que je change l'eau tous les jours si je veux les garder un peu et ne pas masquer le parfum des fleurs par l'odeur de l'eau croupie.Les dahlias vieillissent particuli&#232;rement vite, alors il faut que je me d&#233;p&#234;che d'expliquer pourquoi j'aime tant les dahlias.Hier, mon sourire devant les dahlias &#233;tait voil&#233; de larmes car ils me font penser &#224; ma grand-m&#232;re qui est morte le 21 juillet (cf. ma note du 23). Ses derniers mois, je ne pouvais pas lui parler mais il y avait entre nous des bonheurs partag&#233;s, des tristesses avou&#233;es et des...&#160; dahlias.En face de sa maison, de l'autre c&#244;t&#233; de la rue, elle avait un terrain o&#249; elle cultivait des fleurs, des l&#233;gumes et des fleurs.Quand elle ne pouvait plus le faire, ce sont ses voisins qui s'en occupait.Le chemin pour acc&#233;der au jardin &#233;tait raide et rempli d'orties et autres plantes piquantes et urticantes qui adoraient ma peau.Dans le m&#234;me genre, il y avait la cueillette des m&#251;res (qui tachaient les mains et les v&#234;tements) et les ronces dangereuses.Parall&#232;lement aux m&#251;res dans le jardin de mes parents, j'aimais particuli&#232;rement cueillir les dahlias chez ma grand-m&#232;re. Il y en avait de toutes les sortes et de toutes les couleurs. Je ne connais toujours pas leurs noms...Ce matin, parmi mes t&#226;ches m&#233;nag&#232;res (je n'ai pas pu r&#233;soudre &#224; prendre une bonne ou m&#234;me une femme de m&#233;nage comme il est d'usage ici), j'ai chang&#233; l'eau de mes fleurs. Elles tiennent le coup malgr&#233; la chaleur persistante. Ce sont les&#160; dahlias (les blancs &#233;taient d&#233;j&#224; bien avanc&#233;s quand je les ai achet&#233;s) qui souffrent le plus. En France, ce sont des fleurs d'automne mais comme souvent l'automne ressemble &#224; un &#233;t&#233; indien (ici plus encore), ma grand-m&#232;re les mettait la nuit dans sa grange o&#249; il faisait frais pour qu'ils durent plus longtemps.Je n'ai pas besoin de fermer les yeux pour que les images(et les mots) d'elle surgissent comme &#231;a en flash.Et les dahlias ont d&#233;clench&#233; une avalanche d'images.Elle vivait dans une petite maison de pierre qui donnait de l'humidit&#233; l'hiver et de la fra&#238;cheur l'&#233;t&#233;.Sa maison &#233;tait accoud&#233;e &#224; une colline qui accentuait l'humidit&#233; et l'&#233;t&#233;, parmi les pierres et les feuillages, </description>
   </item>
   <item>
     <title>EN CES JOURS DE DECEMBRE - par LEROY le 18/12/2007 - 12:05</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=168</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=168</guid>
     <description>En ces jours de d&#233;cembre trop courtsLes pens&#233;es aux p&#233;tales de veloursSont dress&#233;es vers le soleil paliPar la couverture de nuages affaiblisLes oiseaux sur les branches nuesRegardent un chat nonchalant et fierS'avan&#231;ant dans l'herbe qui remueFaisant une promenade routini&#232;reL'air est encore doux et b&#233;niDes promeneurs qui ramassentLe bois qui chauffera leur logisQuand le froid se fera vivaceLes feuilles ont des couleurs mortesLe vent d'automne les emportent.Elisabeth LEROYmon site o&#249; vous pourrez d&#233;couvrir mes autres po&#232;mes :http://depoesiesenpoesies.hautetfort.com</description>
   </item>
   <item>
     <title>Aquarium - par Hervouetdesforges le 13/12/2007 - 16:39</title>
     <link>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=166</link>
     <guid>http://www.bloc-note.com/news.php?lng=fr&amp;pg=166</guid>
     <description>Aquariums&#160;&#160;&#160;Dans l’eau illumin&#233;e o&#249; p&#233;tillent des courants artificiels, les poissons d&#233;ploient des tra&#238;nes &#233;vanescentes, des voiles transparentes aux couleurs oniriques. Ils vont, viennent et retournent, l’esprit ailleurs, font des pauses immobiles perdus dans un r&#234;ve d’eaux vives ou d’abysses, de for&#234;ts d’algues qui se balancent, oubliant les antres noirs o&#249; veillent les dents aigu&#235;s de pr&#233;dateurs aux aguets.Tout autour, dans un univers glauque, une population indistincte produit une &#233;trange m&#233;lop&#233;e orchestr&#233;e par des bruits m&#233;talliques. Il s’en &#233;l&#232;ve des geysers gris qui fusent, s’&#233;talent et planent &#224; la surface, des envol&#233;es de bulles o&#249; domine l’incolore, couleur du vide.Est-ce leur fa&#231;on de respirer&#160;? Leurs bouches spasmodiques produisent ces bulles serr&#233;es, press&#233;es, ce brouhaha trou&#233; de bruits stridents, saccad&#233;s, en cascade ou monotones comme des soliloques batraciens. Si la gent porte-nageoires poss&#233;dait dans ses g&#232;nes la facult&#233; de d&#233;coder ce peuple &#224; l’&#233;caille terne et s&#232;che, elle entendrait par exemple&#160;: &#171;&#160;Tu as pris le plat 45&#160;? – Non, le 23… – Qu’est-ce que c’est, d&#233;j&#224;&#160;? – La lotte aux trois merveilles. Et toi, tu essaies quoi&#160;? – Le travers de porc poivre et sel.&#160;&#187; Ou encore&#160;: &#171;&#160;Au Soupir de Chine, les nems sont plus gros et il y en a un de plus&#160;!&#160;&#187; Des musiques criardes, &#224; rabattre les nageoires, &#233;clatent partout, suivies de solos claironnants. Ici, en premier plan, un natif des Poissons, un galet plat coll&#233; &#224; l’ou&#239;e, envoie en l’air des bulles conqu&#233;rantes&#160;: &#171;&#160;Moi, je cartonne&#160;! Je pulv&#233;rise l’objectif avant P&#226;ques, je les … tous&#160;!&#160;&#187;R&#233;guli&#232;rement l’eau se renouvelle, entre les deux grandes mar&#233;es de midi et de treize heures. Quelques t&#234;tards s’affairent, fr&#233;tillent, s’insinuent dans tous les interstices, balayant les surfaces comme des laminaires sous l’effet des courants. Les baguettes ivoirines grasses ou poisseuses gisent disloqu&#233;es, oubliant toute tenue, en travers de l’assiette, ou restent p&#233;trifi&#233;es, droites et serr&#233;es l’une contre l’autre sur la nappe, suintant d’une liqueur au glutamate. L’ombrelle du caf&#233; li&#233;geois s’&#233;tiole &#224; c&#244;t&#233; du cendrier o&#249; d&#233;rivent des m&#233;gots, entre une tache de vin et une projection de riz, clin d’œil inutile du destin dont personne ne songe &#224; interroger les arcanes. Un poisson d’or jaune, pour mieux r&#233;fl&#233;chir, a coll&#233; sa bouche comme une arche contre la paroi de verre, ventouse exotique et t&#234;tue.Un couple est soudain press&#233; de partir. Ses flancs s’enflent et s’abaissent pour l’effort imminent du sprint jusqu’&#224; l’h&#244;tel du coin de la rue – &#171;&#160;On n’a plus qu’une demi-heure&#160;!...&#160;&#187; Leurs volont&#233;s s’effilochent d&#233;j&#224; contre le d&#233;ferlement du temps. Ces deux autres l&#224;-bas ont emm&#234;l&#233; leurs tentacules sous la table. Ils semblent avoir plus de temps que les autres. Ils flottent, port&#233;s par le jusant. Amoureux, ils admirent les bulles iris&#233;es qui s’&#233;chappent de leur bouche agr&#233;ment&#233;e de friselis roses et perle aux reflets diapr&#233;s. Les petits globes noirs de leurs yeux pivotent avec lenteur dans leurs aur&#233;oles blanc nacr&#233;. Leurs bouches se synchronisent en pr&#233;vision d’amarrages ajust&#233;s. Ils esquissent des mouvements flous, hypnotiques, glissent d&#233;j&#224; vers le large et un nid connu d’eux seuls. La houle de l’instinct, en molles ondulations, s’est lev&#233;e. Dans la p&#233;nombre du r&#233;duit complice, entre deux eaux ou en eaux troubles, deux corps mouill&#233;s, visqueux et embrass&#233;s referont sans y penser la preuve que la vie est venue de la mer.&#169; Catherine Hervo&#252;et des Forges, 2006.www.hervouetdesforges.com</description>
   </item>
 </channel>
</rss>
